Par ValĂ©rie Piau, publiĂ© le 23 Septembre 2016 5 min LycĂ©e AprĂšs une exclusion dĂ©finitive, l'Ăducation nationale doit proposer une nouvelle affectation Ă l'Ă©lĂšve concernĂ©. Cette obligation s'applique-t-elle aussi pour les plus de 16 ans ? La rĂ©ponse de ValĂ©rie Piau, avocate, extraite de son ouvrage âLe Guide Piau les droits des Ă©lĂšves et des parents d'Ă©lĂšvesâ. Rescolariser l'Ă©lĂšve exclu est une obligation L'Ăducation nationale a toujours l'obligation de rescolariser l'Ă©lĂšve exclu, mĂȘme si celui-ci a plus de 16 ans. ĂlĂšves de moins de 16 ans Les Ă©lĂšves de moins de 16 ans doivent impĂ©rativement ĂȘtre rescolarisĂ©s en cas d'exclusion dĂ©finitive compte tenu de la scolaritĂ© obligatoire. Lorsqu'une sanction d'exclusion dĂ©finitive est prononcĂ©e Ă l'encontre d'un Ă©lĂšve soumis Ă l'obligation scolaire, le recteur ou le DASEN directeur acadĂ©mique des services de l'Ăducation nationale, selon le cas, en est immĂ©diatement informĂ©. Il pourvoit aussitĂŽt Ă l'inscription dans un autre Ă©tablissement ou dans un centre public d'enseignement par correspondance, selon l'article D. 511-43 du Code de l'Ă©ducation. Si tel n'est pas le cas, les parents doivent s'en plaindre, par Ă©crit, au DASEN et au recteur. ĂlĂšves de plus de 16 ans Tout Ă©lĂšve ĂągĂ© de plus de 16 ans exclu dĂ©finitivement de son Ă©tablissement a Ă©galement le droit d'ĂȘtre rescolarisĂ© aprĂšs son exclusion. Il est interdit de refuser la rescolarisation d'un Ă©lĂšve au motif qu'il est ĂągĂ© de plus de 16 ans et n'est plus soumis Ă l'obligation scolaire. L'article L. 122-2 du Code de l'Ă©ducation pose le principe que âtout mineur non Ă©mancipĂ© dispose du droit de poursuivre sa scolaritĂ© au-delĂ de l'Ăąge de 16 ansâ et ajoute qu'Ă l'issue de la scolaritĂ© obligatoire, tout Ă©lĂšve qui n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre ses Ă©tudes afin d'atteindre un tel niveau. Une affectation doit donc toujours ĂȘtre proposĂ©e Ă l'Ă©lĂšve exclu dĂ©finitivement de l'Ă©tablissement. La circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 qui vise Ă limiter le dĂ©crochage scolaire a rappelĂ© cette obligation de rĂ©affectation des Ă©lĂšves ĂągĂ©s de plus de 16 ans aprĂšs une exclusion âUn Ă©lĂšve exclu dĂ©finitivement de l'Ă©tablissement, mĂȘme s'il n'est plus soumis Ă l'obligation scolaire ĂągĂ© de plus de 16 ans, doit pouvoir mener Ă terme le cursus dans lequel il est engagĂ© et se prĂ©senter Ă l'examen.â LĂ encore, en l'absence d'affectation proposĂ©e aux parents ou Ă l'Ă©lĂšve s'il est majeur, ceux-ci doivent la rĂ©clamer au DASEN et au recteur par Ă©crit. Exclusion temporaire des mesures d'accompagnement sont prĂ©vues Le chef d'Ă©tablissement doit faire en sorte que l'exclusion temporaire de l'Ă©tablissement ne se traduise pas par une rupture des apprentissages prĂ©judiciable Ă la continuitĂ© de la scolaritĂ© de l'Ă©lĂšve. Les modalitĂ©s d'accueil de l'Ă©lĂšve qui fait l'objet d'une exclusion de classe doivent donc ĂȘtre prĂ©cisĂ©es par le chef d'Ă©tablissement. Il appartient Ă ce dernier de veiller Ă ce que l'Ă©quipe Ă©ducative prenne toute disposition pour que cette pĂ©riode d'exclusion temporaire soit utilement employĂ©e la poursuite du travail scolaire constitue la principale mesure d'accompagnement selon la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014. Cas pratique comment faire valoir vos droits ? ZoĂ©, 17 ans, Ă©lĂšve de premiĂšre, a Ă©tĂ© exclue par conseil de discipline et aucune rescolarisation ne lui a Ă©tĂ© proposĂ©e au motif qu'elle avait plus de 16 ans. Or tout Ă©lĂšve, mĂȘme ĂągĂ© de plus de 16 ans, exclu dĂ©finitivement de son Ă©tablissement a le droit d'ĂȘtre rescolarisĂ©. ModĂšle de courrier de demande d'affectation en urgence d'un Ă©lĂšve de plus de 16 ans aprĂšs une exclusion dĂ©finitive Objet Demande d'affectation en urgence aprĂšs une exclusion dĂ©finitive Monsieur le directeur acadĂ©mique des services de l'Ăducation nationale, Nous nous permettons d'intervenir auprĂšs de vous en notre qualitĂ© de parents de prĂ©nom de l'Ă©lĂšve, Ă©lĂšve de nom de la classe qui a Ă©tĂ© exclu par conseil de discipline en date du Ă prĂ©ciser de l'Ă©tablissement scolaire nom et adresse. Ă la suite de son exclusion dĂ©finitive par dĂ©cision du conseil de discipline en date du Ă prĂ©ciser, aucune solution de rescolarisation n'a Ă©tĂ© proposĂ©e Ă notre enfant, ce qui risque d'engendrer son dĂ©crochage scolaire. L'article L. 122-2 du Code de l'Ă©ducation rappelle que tout mineur dispose du droit de poursuivre sa scolaritĂ© au-delĂ de l'Ăąge de 16 ans et qu'Ă l'issue de la scolaritĂ© obligatoire, tout Ă©lĂšve qui n'a pas atteint un niveau de formation reconnu doit pouvoir poursuivre ses Ă©tudes afin d'atteindre un tel niveau. De mĂȘme, la circulaire n° 2014-059 du 27 mai 2014 rappelle qu'une affectation doit toujours ĂȘtre proposĂ©e Ă l'Ă©lĂšve exclu dĂ©finitivement mĂȘme s'il est ĂągĂ© de plus de 16 ans. Nous vous remercions de procĂ©der, au plus tard sous quarante-huit heures Ă compter de la rĂ©ception de la prĂ©sente, Ă la rescolarisation de notre enfant dans un nouvel Ă©tablissement scolaire. Ă dĂ©faut, nous nous rĂ©servons d'engager toute procĂ©dure nĂ©cessaire Ă la sauvegarde du droit Ă la scolarisation de notre enfant. J'adresse copie de la prĂ©sente au recteur compte tenu de sa politique de lutte contre le dĂ©crochage scolaire. Veuillez agrĂ©er, Monsieur le directeur acadĂ©mique des services de l'Ăducation nationale, l'expression de nos salutations distinguĂ©es. POUR ALLER PLUS LOINĂ dĂ©couvrir aux Ăditions de l'Etudiant âLe Guide Piau les droits des Ă©lĂšves et des parents d'Ă©lĂšvesâ, par ValĂ©rie Piau, avocate en droit de lâĂ©ducation au
publiĂ©edans le JO SĂ©nat du 22/09/2005 - page 2382. M. Louis Mermaz demande Ă M. le ministre des affaires Ă©trangĂšres ce qu'il entend faire dans le cadre de ses responsabilitĂ©s ministĂ©rielles pour Ă©viter que se renouvellent des Ă©vĂ©nements aussi dĂ©plorables que la tentative de faire expulser manu militari vers le Cameroun un jeuneDeuxfamilles dont les enfants sont scolarisĂ©s au lycĂ©e Bertrand-d'ArgentrĂ© de VitrĂ© ont Ă©tĂ© expulsĂ©es de leurs logements. Une manifestation de soutien a eu lieu lundi 31 mai. Mercredi une manifestation a eu lieu devant la mairie afin de contester lâexpulsion de Ramadan Marvukaj, pĂšre de famille albanais en situation irrĂ©guliĂšre, dont les enfants sont scolarisĂ©s hgL4xf.